21/10/2011

Grèce – Météores et Péloponnèse.

Kalimera !

Depuis le 1er octobre, nous sillonnons la Grèce du nord au sud.
Après la visite de la jolie ville de Ioannina et de Metsovo dans l’Epire (nord montagneux de la Grèce) nous avons passé quelques jours aux Météores. Dès le début de la préparation de notre périple nous avions rêvé de ce lieu particulier. Nous n’avons pas été déçus. Ces monastères perchés en haut des éperons rocheux (« suspendus dans les airs ») ont quelque chose de magique.







Pendant 10 jours, entre le 6 et le 17 octobre nous avons parcouru le Péloponnèse en compagnie des parents de Christèle, Alain et Marthe (Palain et Mina).
Après les retrouvailles et le déballage des « males aux trésors » à notre attention (notamment les 10 kg de cours du CNED pour Valentin – enfin …, des livres, vêtements d’hiver, pièces du camping-car, …), nous avons entamé le tour des sites antiques.




Ballade montagnarde à Delphes.



Entrée dans le Péloponnèse par le pont de Patra (Golfe de Corinthe).

Jeux de cache-cache autour des colonnes et course olympique dans le stade à Olympie.


Descente byzantine avec calcul du nombre de marches à Mystra.



Chant et bruitages divers au théâtre romain d’Epidaure.

Tour des péninsules de Magne (le « Connemara grec » ou « bout du monde ») et d’Argolide.  


Les routes serpentent entre ciel et mer. On ne compte plus les lacets  …


Nauplie – la citadelle vénitienne / ottomane / grecque (selon les périodes).

Jeux de plage sous le soleil et jeux d’intérieur (vive le « Uno ») sous la pluie.



On profite également des restos en familles.

Les enfants étaient très contents de retrouver leurs grands-parents.
Nous avons bien apprécié de partager notre vie à bord du camping-car avec Alain et Marthe.



Les enfants ont bien pris le rythme de l’école (3 h par jour pour Valentin et un peu moins pour Capucine et Maël).


La « grande lessive ».

Sauf exceptions, depuis notre entrée en Grèce nous avons abandonné les campings pour les bivouacs « sauvage », souvent avec un ou deux autres camping-cars et de plus en plus près de la mer.
La fin de la période touristique favorise les rencontres, autant avec les locaux (les grecs sont accueillants et généreux) que d’autres touristes en camping-car (on se salue, on se klaxonne, on s’arrête même quand on se croise dans des coins déserts …).




Pour terminer ce tour du Péloponnèse, nous avons admiré la cité de l’ancienne Corinthe et traversé l’impressionnant canal reliant le golfe de Corinthe à celui de Saronique. Ce passage marque la fin d’un voyage … et le début d’un autre.

A bientôt - Athio !
Athènes, le 21 octobre 2011

02/10/2011

Monténégro et Albanie


Le 23 septembre, nous entrons au Monténégro. Nous y retrouvons l’Euro (même si le pays ne fait pas encore partie de l’UE).
Ce petit pays très montagneux est très varié : hauts sommets à pic au-dessus de la mer, lacs, villes et villages chargés d’histoire.
Pour commencer, nous empruntons la route qui fait le tour des bouches de Kotor (fjord) jusqu’à la magnifique ville du même nom.  Nous y bivouaquons 24 heures pour profiter de ce lieu magique.


Excursion à vélo par la « Route Serpentine » et ses 26 lacets (altitude : 1000 m).




Valentin devant l’ancienne voiture locale, la « Yugo » (ex-Yougoslavie), en version « pépé » et en version « rallye ».





Pendant 3 jours, nous longerons la riviera monténégrine en pleine transformation : nombreuses constructions de résidences (resorts), d’hôtels, de marinas, …  (investisseurs russes principalement).


Petite excursion également sur le Lac Skadar (plus grand lac des Balkans, réserve ornithologique majeure en Europe).




Le 27 septembre, nous traversons la frontière qui sépare le Monténégro de l’Albanie. On était plus habitués à ces passages de frontières relativement longs (entre 15 min et 1h d’attente) et fastidieux (les douaniers décortiquent papiers d’identités et du véhicule).






L’Albanie, la grande inconnue que nous abordons avec un peu d’appréhension (il suffit de lire les recommandations du Ministère des Affaires Etrangères sur Internet : routes, santé, …).
Après 4 jours, nous n’avons eu que de bonnes surprises de ce tout jeune pays d’un point de vue touristique (ouvert au tourisme seulement depuis une dizaine d’année) :
-     Réseau routier de plus en plus qualitatif (il reste quelques pistes et nids de poules mais de gros travaux routiers ont été réalisés ces dernières années).  La signalisation laisse un peu à désirer mais on s’en sort toujours.  Nous avons été impressionnés par le nombre et la propreté des pompes à essence.
-    Des chauffeurs (-ards ?) albanais casse-cous (queues de poissons, doublement sans visibilité, arrêts intempestifs, klaxon, …) mais néanmoins courtois (notamment pour les croisements délicats). Heureusement hors des villes le trafic est faible.
-     Des gens sympas et accueillants envers les étrangers. Plusieurs fois les enfants ont reçu des petits cadeaux des villageois là où on s’arrêtait (bonbons, biscuits, chips, …). Jamais nous ne nous sommes sentis en insécurité (bivouacs sur la place d’un village, parking de resto, …). Comme dans les autres pays des Balkans, nous déplorons de ne pas pouvoir échanger plus avec nos interlocuteurs qui ne parlent en général pas l’anglais (parfois italien ou grec mais cela ne nous aide pas spécialement …).
-     De magnifiques paysages notamment en longeant la côte dans la partie sud du pays (de Vlore à Saranda).  La route serpente entre mer et montagne et entre 0 et 1000 m d’altitude.
Notre regret : ne pas être resté plus longtemps en Albanie et visiter quelques villes de l’intérieur des terres.




















A noter que ces 10 derniers jours « hors des sentiers battus »auront été marqués par de nombreuses rencontres de touristes … belges. Des montois sur un parking en bivouac, des namurois sur un ponton en mer, des liégeois sur un bateau, des anversois avec leurs petites jumelles (photo) dans un (le seul !?) camping albanais. Alors, les belges seraient ils avides de découvertes insolites ?

Nous achevons notre séjour par la visite du site archéologique de Butrint (ancienne cité romaine). 



Quelques mots sur la vie à bord et de l’équipage en cette fin septembre :
Valentin : a retrouvé ses béquilles pour quelques jours après une course endiablée et un mauvais pas, en profite pour approfondir ses cours de math, français et anglais (même si il faut parfois le motiver un peu à travailler), co-pilote le camping-car, initie ses frères et sœurs aux jeux de carte … et à l’anglais, découvre les fonds marins avec masque et tubas, …
Capucine : très studieuse réclame ses fiches d’école avant même le petit déjeuner (merci aux maîtresses), plonge dans la mer avec aisance, joue à la coquette avec tenues de soirées et bijoux,
Maël : préfère la culture concrète (visites et jeux) aux cahiers de vacances, surfe sur les vagues avec la planche, attire les moustiques (croates, bosniaques, monténégrins et albanais), ne passe pas inaperçu dans les villes et villages peuplés d’habitants aux cheveux noirs, …
Christèle : anime les cours de français et anglais de Valentin et les fiches de Capucine et Maël, prépare de bons petits plats locaux (raviolis italiens, saucisses de Francfort, …), distribue les câlins le soir et le matin, en bonne ménagère veille à  la propreté et à l’organisation des 10 m² habitables
Eric : corrige les cours de maths de Valentin, prépare les itinéraires, conduit, réalise les opérations quotidiennes de service nécessaires au bon fonctionnement du camping-car (on évitera les détails), gère les photos et le blog,  …
Nous profitons tous les uns des autres … et du voyage.

Grosses bises.
Depuis Ioannina (Epire / nord de la Grèce), le 2 octobre 2011